Roi de l'univers Misérable vermisseau

21 février 2019

Pensée foutraque 4

Mon verre est plein : je le vide. Mon verre est vide, je le plains. Peut-on en conclure que le vide du verre rend l’homme vain ?

verre-vin

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Le con surprend, il n'est jamais surpris.

Le con n'est jamais surpris.


Le con n'est jamais surpris parce que le con  est autosuffisant.



Son approche du monde se divise en deux zones mentales.
Il y a d'une part le monde des choses sur quoi il s'est déjà fait une idée définitive.
Il y a d'autre part le monde des choses sur lesquelles il n'a pas encore émis d'avis parce qu'elles ne l'ont pas encore rencontré.


Les nouvelles expériences ne lui font pas peur. Contrairement à une idée reçue, le con n'hésite pas à affronter le nouveau. Cela ne troublera pas de toute façon la somme des évidences qui constitue son savoir sur le monde. Le nouveau se ramènera pour lui à du connu, avec une coloration exotique tout au plus.


Ce qu'il sait, et qui peut se résumer en une quinzaine d'axiomes - déclinées diversement -, cette somme  autarcique, close sur elle-même, imperméable à tout changement, cette petite panoplie d'idées toutes faites lui assure une pleine maîtrise des choses, connues ou inconnues, et une imperturbable sérénité.

 

 


 

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08 février 2019

Haï Ku du Paddle 1

signe chinois Psou !

Harponné par ta pagaie

La masse de l'océan a reculé sous toi

 

                           Ben non c'est toi qui a avancé.

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Le con est rassurant

Le con est rassurant. Chacune de ses saillies ou chacun de ses agissements confirme le verdict : il est vraiment con.


De là, un certain fatalisme à son égard, mais qui  n'empêche pas certains étonnements, comme lorsqu'on réalise une évidence qu'on avait perdue de vue : ah oui, ce qui vient de se dire là ne pouvait l'être que par  un con !




La présence du con est également rassurante  parce  ce qu'elle permet d'échapper soi-même au danger de passer pour l'un d'entre eux. Il suffit de le laisser parler le premier.



Ce que de toute façon il fait.

 

 

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07 février 2019

Le rêve de l'arrière-cour

Circulant, chez toi ,dans ce couloir que tu ne fréquentais plus, tu tombes sur une arrière-cour que tu avais complètement oubliée. Elle est totalement à l'abandon.

Aubaine ou corvée ? Cet espace  pourrait être sans doute valorisé, et est une plus-value potentielle, mais il y a une telle charge de travail et tu ne sais pas par où commencer...

Peut-être même la menace d'être écrasé par ce chantier, et de t'y perdre.

 

 


 

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06 février 2019

Typologie du con

 

Tentons de discriminer des notions très proches de celle de con, nous voulons parler du crétin, de l'imbécile,  du connard et du sombre idiot, et d’autres cousins proches .



Moultes lectures et observations nous permettent de proposer la grille suivante :



 Le crétin est notablement silencieux ; le con est intrinsèquement bruyant.



L'imbécile est content de tout (la sagesse populaire le reconnaît comme " l'imbécile heureux ») ; le con est  d'abord content de lui.



Le connard est mauvais et malfaisant ; le con est trop autocentré pour vouloir faire du mal, et s'il en fait, c'est par inadvertance



Comme le connard, le sombre idiot ne fait pas rire, voire il inquiète ; on ne rit pas avec le sombre idiot, on rit avec le con, comme avec l'imbécile.




Le couillon a eu une défaillance, il a dit une bêtise, il a commis une erreur. Le con est une erreur. Chez l'un, c'est un accident, chez l'autre, c'est une essence.

Le gros con n'est pas comme on pourrait le croire un superlatif du con. C'est l'inverse : le gros con  n'est que l'ébauche grossière du con. Ainsi, à l'inverse, et c'est bien comme cela qu'il faut analyser le rapport des deux notions, et vu comme cela, tout s'éclaire : le con, c'est la quintessence du gros con.

 

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Pour passer , enfin, de la notion de con au concept de con.

L'usage courant  (très courant) du mot "con" dans les interactions verbales ordinaires ne doit pas  nous tromper : l'apparente évidence d'une sémantique transparente, puisque si communément partagée et mobilisée, cache mal, à y regarder de près, le flou total qui définit cette notion. Certes, qui vous traite de con ne doute pas de la totale pertinence de cette désignation, en apparence sans ambiguïté pour son auteur et pour son destinataire, et pourtant, la fréquence de ses occurrences ne peut que laisser, du côté de l'agresseur ou de la victime, un doute : parlons-nous bien de la même chose ?  Te désignant par ce vocable, suis-je sûr que tu l'entends comme je le comprends ? Le recevant, suis-je bien sûr de cerner les attributs que tu lui donnes ? On voit bien, à y réfléchir - à froid - que le mot "con", malgré sa fréquence et sa facilité d'utilisation, est sans doute le mot le moins bien partagé dans la communauté des locuteurs de langue française !


Sa profération se veut définitive alors que sa définition est si peu sûre : c'est le paradoxe de ce mot.


C'est qu'on est en face d'un signe linguistique qui fonctionne pour tous comme une notion, et seulement comme une notion : les sèmes en sont flous, variables, incertains, dépendants des contextes d'énonciation.

 

Le projet ici sera donc d'arrêter un nombre fini de sèmes caractérisant de façon indiscutable et partagée le con, autrement dit, d'en faire un concept. Notre ambition est d'offrir ce concept à une utilisation désormais rassurée du mot.

 


 


 
Nous appuyant sur une observation rigoureuse, attentive, et en quelque sorte clinique de quelques cons qui nous entourent, nous acceptons de consacrer ce qui nous reste d'énergie intellectuelle à cette mission, que nous voulons d'intérêt public. Nous voulons croire qu'elle n'apparaîtra inutile qu’à eux, justement

Posté par Alain Geffrault à 22:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le rêve de l'envol

Pour voler, il suffit de bien placer son intention, de bien canaliser son influx.

Le déclic de la volonté : et voilà tu voles.

Après, il ne faut surtout pas douter de ta volonté.

C'est vraiment étonnant.

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Le rêve de l'oeuf

Tu as grimpé à l’arbre pour ton initiation rituelle.

Tu as trouvé l’œuf sacré.

Tu le casses par inadvertance.

C'est foutu.

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Le rêve de la lisière de forêt

Elle entre dans la forêt, tu restes à la lisière.

Elle avance sous les frondaisons, s’éloigne dans le chemin sombre.

Tu la regardes s’éloigner seule.

Tu ne fais rien, happé par sa solitude irrémédiable.

Elle disparaissant dans  la forêt, toi qui restes à la lisière, envahi par le malheur

Posté par Alain Geffrault à 21:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]