Roi de l'univers Misérable vermisseau

13 août 2019

La tourterelle

DSC_0808[1]L'air a pris la forme

Et le bruit d'une tourterelle

Tu ne l'as pas vue

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07 juin 2019

Les oyas

oyas   D'autres nous remplaceront

  Et croiront

  Que l'été n'arrive pas.

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19 mai 2019

La tomate Monsanto et le jeune homme

-          Je suis belle, ô mortel, je suis  une tomate Monsanto

 

-          Wouaaah la tomate canon, je tente , tant pis si je me prends un  rateau  !

 

 

-          Belle et désirable je suis, tu craques pour moi ?

 

-          Wouaaah !!! quel galbe!!! je suis en plein  émoi

 

 

-          Approche-toi et un baiser me donne, tu ne le regretteras pas beau jeune homme…

 

-          Wouaaah !!! je me la farcirais bien cette espèce de Solanum !!!!

 

 

-          Viens me goûter ô mon bel amant , viens goûter mes gènes OGM

 

-          Oh oui oh oui Oh je t’aime j’aime tes gènes   Oh je aime  !!!!

 

 

-          Avec moi tu verras pas de risque d’attraper le mildiou

 

-          Oh oui oh oui avec toi je veux vivre sans peurs ni   tabous !

 

 

-          Viens me croquer,  de  goûter  mon jus tu as hâte

 

-          Aaaaah qu’est-ce qu’il m’arrive je pisse du glyphosate !!!!

 

 

 

 

Posté par Alain Geffrault à 20:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le vivant et Monsanto

Le Vivant : un masque blanc

L’industrie chimique : costume cravate avec un pulvérisateur à portée de main

-          BzzzzBzzzzzBzzzz  je suis le Vivant et j’aime  les  marguerites, les  coquelicots, les fleurs d’aubépine et de sureau,  j’aime aussi réchauffer mes ailes au soleil….

 

-          Grumph grumph grumph je suis l’Industrie agrochimique et j’aime mes actionnaires

 

 

-          Cuicuicui, je suis le Vivant et j’aime les arbres hauts d’où je peux lancer mes solos étourdissants le matin , vous m’avez peut-être déjà entendu ? j’aime bien aussi faire des nids.

 

-          Grumph grumph grumph je suis l’Industrie agrochimique et j’aime mes actionnaires

 

 

-          Scrunch scrunch scrunch je suis le Vivant, moi j’aime creuser mes galeries dans la terre,  j’aime être seule, et j’aime aussi les vers de terre

 

-          Grumph grumph grumph je suis l’Industrie agrochimique et j’aime mes actionnaires

 

 

-          Blop blop blop je suis le Vivant, j’aime  bien nager entre les algues ça me fait des guiliguilis et moi aussi j’aime bien les vers de terre !

 

-          Grumph grumph grumph je suis l’Industrie agrochimique et j’aime mes actionnaires

 

 

-          Ssssssssssssssssssssssssssssss     Je suis le Vivant  je vole sans faire aucun bruit au crépuscule et vous avez peur que je me prenne dans vos cheveux. J’aime faire des loopings et des zig-zags imprévisibles, surtout pour les moustiques !

 

-          Grumph grumph grumph je suis l’Industrie agrochimique Bon c’est quoi ce bazar !!! Mes actionnaires se plaignent là !!!

 

 

-          Ben on est le Vivant, on fait pas de mal !

 

-          C’est ce que vous dites ! Vous avez quoi comme  process de développement produits , le Vivant ? C’est quoi votre taux de productivité ?Il consulte un graphique  Ah là là, mais c’est nul !!!!

 

 

-          Ben on est le Vivant depuis quelques millions d’année quand même …

 

-          Mais on est à l’époque moderne mon petit : faut évoluer , faut se donner des objectifs de rentabilité. Allez laissez-vous faire le Vivant, on va s’occuper de vous [ il le pulvérise]

 

 

-          Eurk eurk eurk  il tousse

 

-          Ouh là là mais c’est n’importe quoi cette biodiversité !!! là va falloir faire le ménage, allez on rationalise tout ça, ON MET DE L ORDRE QUOI   !!! [ un coup de pulvérisateur]

 

-          Eurk eurk eurk  il tousse

 

 

-          Ah ben ça va pas bien on dirait ! Ben heureusement que nous sommes là pour vous aider à aller mieux, on a de nouvelles molécules, ça va vous soigner. On dit merci qui ? merci L’INDUSTRIE AGROCHIMIQUE !!! [ encore un coup de pulvérisateur]

 

-          Eurk eurk eurk  il tousse et il s’écroule

 

 

Il arrose aussi quelques spectateurs qui s’écroulent

 

-          Au téléphone C’est bon, on a réglé le problème du Vivant, tu peux envoyer les containers,  on prend la suite comme prévu ! Vive le nouveau monde de la Chimie Omniprésente  ! C’est les actionnaires qui vont être contents ! il continue d’arroser les spectateurs… ON DIT MERCI QUI ? MERCI L INDUSTRIE AGROCHIMIQUE !!!!

-           

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06 avril 2019

Je ne connais pas mais il faut que tu me sauves 3

Je ne te connais pas mais il faut que tu me sauves.

Nous, on est des work alcoholic, des droguées du travail,   il nous faut notre dose tous les jours, on devient folles dès le printemps, les premières fleurs d’aubépine, et on  vous dit pas quand avec mes sœurs on tombe sur un champ de colza, on n’a plus de limites, on est des machines, on se bâfre de pollen comme des junkies, on n’arrête pas, on est épuisées à la fin de la journée, et nos pattes pèsent des tonnes quand on retourne à la ruche.

Ben justement, on a du mal à la retrouver, la ruche, je sais pas ce qu’on a, on a les neurones qui fonctionnent plus. Il paraît que c’est vos pesticides, et les néocotinoïdes qui attaquent notre système nerveux. Du coup, on ne sait plus où on habite et on meurt dans un fossé, avec nos balluchons de pollen qui pourrissent pour rien.

Depuis très longtemps, on a assuré le taf.  Selon l'INRA, la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % mes sœurs, les  abeilles domestiques et sauvages.

Vous parlez de  « syndrome d’effondrement des colonies ». Dès  1995, en France, certains apiculteurs ont accusé jusqu’à 90 % de pertes dans leurs ruches – loin des 5 à 10 % de mortalité généralement constatés dans les colonies d’abeilles.

 En assurant la pollinisation, on vous rend pourtant un sacré «  service environnemental », comme ils disent à l’INRA, évalué par eux à 153 milliards d’euros par an dans le monde.

Ben ça va vous coûter cher quand on sera plus là ! Nous on faisait le boulot pour rien. On aimait ça, et surtout les champs de colza et les vergers en fleurs au printemps.

 

Je ne te connais pas mais il faut que tu nous sauves.

 

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Je ne connais pas mais il faut que tu me sauves 2

Je ne te connais pas mais il faut que tu me sauves

 

 

Je suis  l’homme rouge de  la forêt.

Avec mes grands bras, je me déplace, comme un seigneur, à la cime des  arbres  de Bornéo, ce n’est pas avec vos maigres  tiges que vous pourriez me suivre, pauvres nains tout blancs.

Là-haut si vous en étiez capables, vous dégusteriez avec moi  durians, mangues, litchis, mangoustans et figues, et à l’occasion j’aurais pu venir avec vous, en bas, vous apprendre à chasser les termites avec une brindille. C’est nos ancêtres qui nous ont appris cette technique, car nous aussi nous avons une culture, transmise de génération en génération.

Avec vos compagnies minières et vos exploitations de palmiers à huile, vous détruisez mes arbres, les grands arbres où vous ne savez pas danser… vous me volez mes territoires. Mes compagnons meurent de faim, quand vous ne les chassez pas.

Ma compagne a longtemps pleuré son petit, nous n’en aurons pas d’autres, notre cycle de reproduction est très limité. Notre petit, vous nous l’avez volé  pour jouer au seigneur, dans vos villes sans arbres.

Je suis l’homme rouge de la forêt, en maltais on dit «  Orang Outan » , et je ne comprends pas ce qui nous arrive.

L’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que notre population a chuté de 60 % entre 1950 et 2010 et prévoit une autre baisse de 22 % d’ici 2025, soit une perte de plus de 82 % de l’espèce en 75 ans. Vous m’avez mis dans la liste des animaux en danger critique de disparition.

Quand j’aurai disparu, il n’y aura plus de funambules rouges   en haut des arbres de Bornéo, il n’y aura plus de forêts, et vous serez bien seuls dans vos villes.

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Je ne connais pas mais il faut que tu me sauves 1

Je ne te connais pas, mais il faut que tu me sauves.

 

Je suis la première victime officielle du changement climatique

Le gouvernement australien a officiellement reconnu mon extinction en 2016, et ça me fait une belle  patte ,  maintenant que je n’existe plus que dans la mémoire de quelques pêcheurs qui m’apercevaient encore parfois sur mon petit îlot de  Bramble Cay, qui culmine à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer,  dans l’Océan Indien, du côté de l’Australie

Il s’était passé des trucs bizarres depuis une vingtaine d’années, on avait de moins en moins de place avec mes copains  pour faire les cons sur la zone basse de l’île où on squattait depuis… depuis longtemps en fait. Ben c’est simple, à un moment y a plus eu de place, et on a arrêté de faire les cons pour de bon, vu qu’on était morts

Y a des scientifiques qui appellent ça l’élévation du niveau de la mer . Ils disent qu’à l'échelle mondiale, le niveau de la mer a augmenté de 20 cm entre 1901 et 2010, un rythme sans précédent depuis 6 000 ans. Dans le détroit de Torrès où que je créchais avec les potes, la montée des eaux entre 1993 et 2004 a été presque deux fois plus importante que dans le monde.

On n’avait plus rien à bouffer, on s’est laissé mourir… comme des rats.

Normal, vu qu’on était des rats, les rats endémiques de Bramble Cay , ça veut dire qu’on était une espèce unique, et on est la première victime officielle du changement climatique .

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27 février 2019

Existe-t-il un féminin pour con ?

Dans  la construction du concept de con que nous tentons de conduire ici scientifiquement  se pose maintenant la question de la pertinence du critère sexué.
Autrement dit : peut-on parler (valablement) de "conne" ?



Notre travail  théorique nous conduit à une conclusion qui va en surprendre plus d'un et sans doute se heurter à des refus : il n'y a pas de connes.




Enlevez à un con sa connerie, il ne reste rien : elle est son essence. Sans elle, il n'est plus qu'une outre vide.


Il peut arriver à une femme d'être conne, c'est un accident (de plus ou moins longue durée) : dans tous les cas, elle ne se réduit jamais à cet accident.
De plus, une femme conne souffre de l'être. Le con, lui, échappe à toute introspection.


Le con est donc fondamentalement un apanage du mâle.



Même si linguistiquement, le terme se décline au féminin (cela étant dû sans doute à  la domination masculine des usages de la langue), le concept, lui, ne peut se valider qu'au masculin.


 

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les fleurs d'ajonc

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Allumées

Et offertes

Personne ne nous prendra

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22 février 2019

Les herbes sèches

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 Le temps nous a laissées là

Traces du passé

Nous serons vite remplacées

 

 

 


 

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